L'arboretum d'Amance est divisé en quatre zones géographiques :

 Eurasie occidentale et Afrique du Nord
 Eurasie orientale (Sibérie, Mandchourie, Chine, Japon)
 Amérique du Nord, versant Pacifique
 Amerique du Nord, versant Atlantique

 
   
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SITUATION      
 

Lors de l'inventaire réalisé en 2004, on a répertorié 2347 arbres et arbustes sur pied, représentant 318 espèces ;

- 1264 arbres pour 106 espèces de conifères,
- 1083 arbres pour 212 espèces de feuillus (la richesse de l'arboretum en espèces feuillues est remarquable.

43% des espèces sont représentées par 1 ou 2 individus,
22% des espèces sont représentées par 3 à 52 individus,
16% des espèces sont représentées par 6 à 10 individus,
19% des espèces sont représentées par plus de 10 individus.

En un siècle d'existence, l'arboretum d'Amance a livré de nombreux enseignements et a permis de mieux connaître les essences exotiques susceptibles de se développer sous le climat lorrain et sur les sols de la plaine Lorraine en prenant en compte la végétation initiale.

Quelques records

Les espèces présentes à l'automne 2000

Les espèces disparues ou menacées de disparition

 

CLIMAT  

 

Bien qu'appartenant aux climats continentaux, le climat lorrain reste largement conditionné par des influences océaniques.
Un poste météorologique, situé en bordure de l'arboretum sur la commune de Champenoux, installé en 1951 et amélioré en 1966, permet de bien caractériser le climat local
.

Pour la période 1967-1979, les températures sont les suivantes

  • Moyenne annuelle des maxima journaliers : 13,4°C.
  • Moyenne annuelle des minima journaliers : 4,8°C.
  • Température moyenne annuelle : 9,1°C.
  • Nombre moyen de jours de gelée : 86.
  • Le mois de juillet est le plus chaud (température moyenne : 17,6 °C) et le mois de janvier le plus froid (température moyenne : - 1,3 °C).

Les températures extrêmes enregistrées avant 1984 ont été les suivantes :

  • Minimum absolu : - 24,6°C en février 1956.
  • Maximum absolu : 36,7°C en juillet 1983.

Certains hivers ont été particulièrement rudes comme ceux de 1916-1917, 1928-1929, 1938-1939 et 1955-1956. Soulignons l'importance des gelées précoces à l'automne ou tardives au printemps.

La pluviométrie annuelle moyenne pendant la période 1951-1979 est de 697 mm. Mais les variations peuvent être considérables. Les précipitations n’ont été que de 467 mm en 1964, alors qu’elles ont atteint 972 mm en 1972. Sur l'ensemble de l'année, les précipitations sont en moyenne distribuées de façon assez homogène avec un léger maximum estival. Le caractère continental est donc peu marqué. Plusieurs grandes périodes de sécheresse se sont produites depuis la création de l’arboretum : 1917-1921, 1928-1929, 1933-1934, 1943-1949, 1961-1964 et 1973-1976.

 
 
     

SOL 

   
  La roche-mère est majoritairement constituée de marnes du lias (Domérien) à Amaltheus, recouvertes de placages de limons d'épaisseur variant de 50 à 100 cm. Ces marnes présentent des passées plus ou moins calcaires.
Il existe également une formation appelée calcaire ocreux (Lotharingien) qui passe en bordure du nouvel arboretum. En raison de la couverture limoneuse, les sols sont relativement homogènes. Ce sont essentiellement des sols lessivés à pseudogley.
Le plancher de la nappe apparaît en moyenne à 40 cm. Sa profondeur présente cependant une grande variabilité. Il est très proche de la surface dans la section " Est de l’Amérique du Nord ". Ce plancher est constitué à la fois par la rupture granulométrique qui existe entre limons et marnes et par l'horizon Bt d'accumulation de l'argile entraînée par lessivage. L'humus est un mull mésotrophe à pH compris entre 4,6 et 4,8.
 
   
     

VEGETATION INITIALE  

   
  L'essentiel du massif forestier d’Amance est constitué par une chênaie à chêne sessile (Quercus petraea), à tilleul à petites feuilles (Tilia cordata) et à charme (Carpinus betulus).

Dans les parties les mieux drainées, le chêne sessile peut être remplacé par le hêtre (Fagus sylvatica), alors que dans les zones les moins drainées, le chêne pédonculé (Quercus robur) peut devenir dominant.

On rencontre également à l'état dispersé le merisier (Prunus avium), le tremble (Populus tremula), I'érable champêtre (Acer campestre), le frêne (Fraxinus excelsior), l'alisier torminal (Sorbus torminalis).

Les arbustes les plus fréquents sont le coudrier (Corylus avellana) et l'aubépine (Crataegus laevigata).

Enfin, la plupart des espèces herbacées appartiennent aux groupes des mésoneutrophiles, mésophiles et mésohygrophiles. Citons les plus importantes : Hedera helix, Rubus fruticosus, Carex sylvatica, Lamiastrum galeobdolon, Convallaria maïalis, Galium odoratum, Galium sylvaticum, Deschampsia coespitosa, Milium effusum, Melica uniflora, Poa chaixii, Anemone nemorosa, Luzula pilosa.
 
   
     
     

QUELQUES RECORDS  

   
 


 L'arbre le plus haut était, jusqu'aux tempêtes de décembre 1999 un sapin de Vancouver planté en 1926 qui dépassait 40 mètres. Il a été couché par la tempête de 1999

 Deux Douglas, dont l’un planté en 1901 et l’autre en 1933, approchent les 40 mètres.

 Les séquoias géants, introduits en 1901, ont aussi une hauteur voisine des 40 mètres.

Dans leur aire d'origine, ces espèces peuvent atteindre 80 mètres de hauteur ou plus mais à des âges très avancés.

 Un chêne rouge d’Amérique, planté en 1901, a atteint 35 mètres.

 Un peuplier baumier (Populus trichocarpa), introduit en 1956 et un second planté en 1968 détiennent le record de vitesse de croissance en hauteur avec respectivement des pousses annuelles moyennes de 1,15 m et 1,32 m. Ces deux arbres ont aujourd'hui disparu à cause de la foudre et surtout du gui.

 L’arbre le plus gros à hauteur d’homme est un séquoia de 1901 dont la circonférence approche 4 mètres.

 Un des chênes rouges de 1901 a aussi une circonférence respectable de près de 3 m.

Les circonférences sont toujours mesurées à 1,3 m du sol. La production de bois est mesurée en m3 par hectare et par an à un age déterminé. On distingue la production moyenne par hectare et par an depuis l’origine de la production courante ou instantannée mesurée sur une année.

 
   
     
     

ESPECES DISPARUES  

   
  Espèces feuillues :
Catalpa speciosa Warder
Crataegus mollis (Torr. et Gray) Scheele

Espèces résineuses :
Picea brachytyla F. rhombisquamea Stapf
Picea likiangensis (Franch.) Pritz.
Picea meyeri Rehd. et Wils.
Picea montigena Mast.
Picea retroflexa Mast.
Pinus attenuata Lemm.
Pinus contorta Douglas ex Loud.
Pinus lambertiana Douglas
Sciadopitys verticillata (Thunb.) Sieb. et Zucc.
 

ESPECES MENACEES  

   
 

Espècex feuillues :
Acer saccharinum L.
Alnus rubra Bong.
Betula papyrifera Marsh.
Carya tomentosa (Lam.) Nutt.
Castanea sativa Mill.
Populus alba L.
Populus nigra L.
Populus tremula L.
Prunus padus L.
Quercus frainetto Ten.
Ouercus velutina Lam.
Robinia pseudacacia L.
Tilia americana L.


Espèces résineuses :
Abies balsamea (L.) Mill.
Abies concolor (Gord. et Glend.) Lindl.
Chamaecyparis nootkatensis (Lamb.) Spach
Larix laricina K. Koch
Picea asperata Mast.
Picea engelmanni (Parry) Engelm.
Picea glauca (Moench) Voss.
Picea mariana (Mill.) B.S.P.
Picea omorica (Pancic) Purkyne
Picea pungens Engelm.
Picea sitchensis (Bong.) Carr.
Pinus armandi Franch.
Pinus monticola Douglas
Pinus ponderosa Douglas
Pinus resinosa Aiton
Pseudotsuga menziesii
Franco S.L.
Tsuga caroliniana Engelm.
 
   
     
 
 © INRA 2004